Sol de Manana (Bolivie)

Sol de Manana et Laguna Colorada – Bolivie août 2004

Nous franchissons un col à 4 640 m pour ensuite redescendre légèrement vers un paysage qui aurait inspiré Salvador Dali, dans des décors saisissants de beauté comme je les aime.

Des paysages qui auraient dit-on, inspiré Salvador Dali. (Photo : André Laurenti)
Des paysages qui auraient dit-on, inspiré Salvador Dali.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Une halte s’impose à présent à « Sol de Manana » (4 760 m) un site géothermique différent « d’El Tatio ». Partout eau et boue en ébullition éclaboussent les parois de petits cratères dans une atmosphère de vapeurs sulfureuses d’œuf pourri. Avant de poursuivre le périple vers de nouvelles découvertes, j’ai quelques minutes devant moi pour arpenter le périmètre actif. Ma seule hantise est de rater une ambiance, un instant fugitif, il y a tant de détails à chercher, à découvrir que j’y passerai bien la journée entière.

Dans les rochers environnants. (Photo : André Laurenti)
Dans les rochers environnants.
(Photo : André Laurenti)
Petit bonjour de la viscache du coin. (Photo : André Laurenti)
Petit bonjour de la viscache du coin.
(Photo : André Laurenti)
Les marmites de Sol de Manana à 4760 m d'altitude. (Photo : André Laurenti)
Les marmites de Sol de Manana à 4760 m d’altitude.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Univers bouillonnant de Sol de Manana. (Photo : André Laurenti)
Univers bouillonnant de Sol de Manana.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Dans une atmosphère d'oeuf pourri, et chauffés par les vapeurs, nous oublions que nous sommes à 4 760 m. (Photo : André Laurenti)
Dans une atmosphère d’œuf pourri, et chauffés par les vapeurs, nous oublions que nous sommes à 4 760 m.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Nous reprenons la piste, nous grimpons un nouveau col à 4 870 m plus haut que notre cher Mont Blanc, il sera le point le plus élevé de la journée avant de descendre vers la magnifique « Laguna Colorada » (4 260 m).
De couleur un peu rougeâtre, les colonies de flamants roses se régalent des micros organismes que contient l’eau. De nombreuses sources chaudes alimentent la « Laguna ».
Nous passerons la nuit à 4 300 m dans un ancien campement de mineur transformé en centre d’accueil pour les voyageurs. Ce soir c’est la pleine lune, elle éclaire les cimes enneigées dans un décors digne de Walt Disney.

Laguna Colorada. (Photo : André Laurenti)
Laguna Colorada.
(Photo : André Laurenti)
Le refuge d'un soir situé sur l'altiplano à 4 260 m. (Photo : André Laurenti)
Le refuge d’un soir situé sur l’altiplano à 4 260 m.
(Photo : André Laurenti)
Après une telle journée, il est appréciable de profiter du confort naturel. (Photo : Martine Hennebuisse)
Après une telle journée, il est appréciable de profiter du confort naturel.
(Photo : Martine Hennebuisse)

Les Galapagos : le laboratoire de la vie

Fabuleux laboratoire de la vie

Récit de voyage en Équateur du 26 août au 16 septembre 2006, par André Laurenti avec la participation d’Alain et Martine Hennebuisse

Situé en plein Pacifique, à un millier de kilomètres de la côte équatorienne, l’archipel au nom mythique des Galapagos se compose d’un ensemble de 19 îles principales et 42 îlots ou récifs, totalisant une superficie qui n’excède pas les 8 000 km2. Il doit son nom « Galapagos » aux nombreuses tortues, l’animal symbole qui peuple ces îles.
Ce territoire constitue une subdivision de l’Équateur depuis 1832 et depuis 1978, il est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. La capitale Puerto Baquerizo Moreno, se situe sur l’île de San Cristobal, la plus orientale de toute.
Cinq îles ont une surface qui dépasse les 500 km2. Ce sont les îles : Isabela la plus grande, Santa Cruz, Fernandina, San Salvador et San Cristobal. Les autres sont nettement plus petites et sont ainsi dénommées : Santa Maria, Marchena, Espanola, Pinta, Baltra, Santa Fé, Pinson, Genovesa, Rabida, Seymour, Wolf, Tortuga, Bartolomé et Darwin.
Les Galapagos sont le résultat d’un volcanisme de point chaud de type hawaïen qui se caractérise par la création d’édifices imposants en forme de bouclier, couronnés par de grandes caldeiras. Ce chapelet d’îles nées de l’océan se situe sur la plaque de Nazca laquelle se déplace vers l’est en raison de 3 à 6 cm par an, en s’enfonçant progressivement sous la plaque continentale sud américaine.

Carte représentant notre itinéraire. (Carte réalisée par André Laurenti)
Carte représentant notre itinéraire.
(Carte réalisée par André Laurenti)

L’île San Cristobla

Le 7 septembre 2006 nous quittons à 3 heures du matin Riobamba pour nous rendre à l’aéroport de Guayaquil. Le trajet représentera plus de cinq heures de transport en bus sur une route extrêmement sinueuse dans sa première partie. Ensuite le relief s’est éclipsé pour laisser la place à d’interminables exploitations de canne à sucre, de bananes et de cacao.
A 11 h 30 nous décollons de Guayaquil pour se poser 1 h 30 plus tard sur la piste du petit aéroport de Puerto Baquerizo Moreno situé à l’extrémité sud-ouest de l’île de San Cristobal. Un taxi nous conduit à l’hôtel Nortia situé au centre de la petite ville.
Le style architectural des habitations est identique à celui du continent, rien de bien séduisant simplement des structures en béton avec des agglos en remplissage. Une ou deux façades seulement sont enduites parfois décorées, les autres sont laissées inachevées. Le strict minimum suffit à l’équatorien le reste semble du superflu.
C’est sur cette île que le naturaliste anglais, Charles Darwin, mit pour la première fois les pieds le 15 septembre 1835. A bord du Beagle, il était parti d’Angleterre pour une expédition de 5 ans avec au programme, le Fitzroy, el Capitan et les Galapagos. Il explora les îles et rassembla les éléments pour écrire un livre qui révolutionna la science avec la théorie de l’évolution des espèces.
Le centre d’interprétation, situé près de Playa Mann, propose aux visiteurs des informations intéressantes sur l’île et les Galapagos en général.

La tortue terrestre l'animal symbole des Galapagos, peut vivre jusqu'à 150 ans. (Photo : André Laurenti)
La tortue terrestre l’animal symbole des Galapagos, peut vivre jusqu’à 150 ans.
(Photo : André Laurenti)
Le Fou à pattes bleues. (Photo : André Laurenti)
Le Fou à pattes bleues.
(Photo : André Laurenti)

Partout les lions de mer occupent par colonies les plages de la ville et parfois même ils montent la garde au milieu des passages. Les humains doivent alors se débrouiller pour les contourner, cela donne aux uns des souvenirs inoubliables et aux autres la possibilité de continuer la sieste paisiblement.
Dès le lendemain, une excursion en bateau nous emmène au nord ouest de Puerto Baquerizo au large de la baie Stephens. Sur l’itinéraire nous nous arrêtons dans une crique protégée par une île des rouleaux incessants du Pacifique. Ici la baignade permet de nager avec les lions de mer qui prennent plaisir à jouer. Avec un peu de chance on peut croiser également des tortues de mer.
Peu après nous nous rendons au pied du Rocher Kicker appelé également Lion endormi (Leon Dormido), un nom qui se rapporte souvent à la forme de îlot. Une paroi imposante de ce rocher volcanique se dresse sur plus de 140 m de hauteur, elle abrite une multitude de fous à pieds bleus et de frégates. Sur le chemin de retour nous jetons l’encre à proximité d’une plage de sable loin de toute activité humaine. Dans un éternel ressac les eaux limpides frangées d’écume viennent caresser quelques lions de mer qui se prélassent au soleil. Une plage sauvage que les nostalgiques des paradis perdus peuvent encore éprouver ce frisson inattendu.
Une panne de direction nous oblige à l’entrée du port de Puerto Baquerizo, à terminer en taxi des mers.

Les lions de mer (Photo : André Laurenti)
Les lions de mer
(Photo : André Laurenti)
A terre les lions de mer n'aiment pas trop être dérangés surtout à l'heure de la sieste, en revanche dans l'eau ils prennent plaisir à venir jouer avec vous. (Photo : André Laurenti)
A terre les lions de mer n’aiment pas trop être dérangés surtout à l’heure de la sieste, en revanche dans l’eau ils prennent plaisir à venir jouer avec vous.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

L’île de Santa Cruz

En ce samedi 9 septembre, nous embarquons à bord d’un petit bateau pour nous rendre à Santa Cruz. D’une capacité de 12 personnes nous serons en fait 23 et pas assez de gilet de sauvetage pour tout le monde. Après deux heures trente de traversée un peu agitée et bien arrosée depuis San Cristobal, nous débarquons enfin à Puerto Ayora la deuxième île des Galapagos au niveau superficie avec 986 km2, elle est également la plus peuplée.

L'entrée de Puerto Ayora à marée basse. (Photo : André Laurenti)
L’entrée de Puerto Ayora à marée basse.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Nommée jadis « Desinfatigable » cette île est déjà plus touristique que la précédente, les boutiques de souvenirs et les restaurants se succèdent mais les prix ne sont pas tout à fait les mêmes. Les constructions sont originales et décorées avec goût. Une route de 40 km la traverse du nord au sud franchissant un relief volcanique ancien pour gagner l’île de Baltra où se trouve l’aéroport. Le versant sud est plus verdoyant mais aussi souvent sous les nuages. Le flanc nord est beaucoup plus sec et davantage ensoleillé.
Au sud-ouest de Puerto Ayora se trouve « Bahia Tortuga » la Baie des Tortues. Il faut environ 45 minutes de marche pour s’y rendre depuis Puerto Ayora. Un sentier tracé dans un décor de western au milieu des cactus candélabres et de blocs de lave, relie le rivage de l’océan. Une bien belle plage de sable blanc éblouissante bordée par les rouleaux du Pacifique d’un côté et par une dune de l’autre. Mais le nec plus ultra se trouve à l’extrémité de la plage, derrière la dune, où une magnifique lagune s’étire à l’ombre des palétuviers.
Sur le parcours d’innombrables iguanes marins s’entassent sur les rochers. Leur peau se confonde avec les roches basaltiques, c’est un camouflage naturel pour échapper aux prédateurs.
Nous y découvrons également des pélicans et des fous à pieds bleus. Martine toujours la première à être dans l’eau, nous entraîne à une baignade très appréciable.

La baie des Tortues au sud-ouest de Puerto Ayora sur l'île de Santa Cruz. (Photo : André Laurenti)
La baie des Tortues au sud-ouest de Puerto Ayora sur l’île de Santa Cruz.
(Photo : André Laurenti)
L'iguane marin possède une peau plus sombre que l'iguane terrestre. (Photo : André Laurenti)
L’iguane marin possède une peau plus sombre que l’iguane terrestre.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Les iguanes dont la crête dorsale est hérissée d’écailles pointues sont inoffensifs, de temps en temps ils expulsent par leurs narines l’eau de mer qu’ils ont emmagasinée.
(Photo : André Laurenti)

Le jour suivant nous prenons un taxi pour aller visiter la partie haute de l’île. A sept kilomètres environ du petit village de Bellavista nous atteignons l’entrée d’un tunnel de lave. Sa traversée qui représente environ un demi kilomètre est éclairée dans sa longueur. Près de la sortie, la voûte s’abaisse et oblige à franchir quelques mètres à plat ventre.
Au sommet du col avant de basculer sur le versant nord, deux cratères profonds d’une trentaine de mètres appelés « Gemellos » découpent le sol à l’emporte pièce de chaque côté de la route.

Sortie d'un tunnel de lave. (photo : Alain Hennebuisse)
Sortie d’un tunnel de lave.
(photo : Alain Hennebuisse)

L’île Bartolomé

Nous poursuivons le 10 septembre notre visite avec au programme une excursion de la journée sur l’île de Bartolomé. La traversée prendra 2 h 30 et nous passerons au large du volcan Daphné Mayor. La promenade est loin d’être ennuyeuse. Une frégate suit imperturbablement à quelques mètres seulement au dessus de l’embarcation, tournant la tête de droite à gauche sans donner le moindre battement d’ailes. Nous surveillons attentivement la surface de l’eau et apercevons le saut étonnant des raies, mais encore l’aileron d’un requin, le passage de quelques dauphins et enfin le jet d’une baleine. Puis nous atteignons Bartolomé. Contrairement aux autres îles que nous avons vu jusqu’à présent, celle-ci est marquée par un volcanisme beaucoup plus récent. Nous débarquons sur une minuscule marche aménagée à même le rocher. Mais nous ne sommes pas seuls, le comité d’accueil est là pour nous recevoir, il est composé de quelques iguanes peu farouches et des crabes aux couleurs étonnantes qu’on croirait sortis tout « droit » d’une bande dessinée. Un sentier aménagé à l’aide de rondins et de platelage en bois facilite le déplacement. Au gré de la promenade, le paysage est constitué de laves de type « pahoehoe » avec de nombreux tubes de lave et de petits chenaux, bref toute la panoplie du volcan à magmas fluides. Au dessus du chemin des coulées dites « en tripes » ou en « boudin » couvrent le flanc du sommet et arbore des formes étranges. Un peu plus haut le sol est boursouflé de cônes de scories soudées de couleur brunâtre. La végétation est plutôt rare, seul quelques cactus pionniers colonisent ce désert minéral. Nous atteignons le sommet le plus élevé à 111 mètres au dessus du niveau de la mer. D’ici on découvre, une vue panoramique sur la baie de Sullivan, à nos pieds deux plages de sable doré soulignent l’isthme de Bartolomé, et sur la droite le pinacle Rock se dresse tel un menhir.

Le volcan Daphné Mayor est difficilement accessible par la mer à cause de ses parois abruptes. (Photo : André Laurenti)
Le volcan Daphné Mayor est difficilement accessible par la mer à cause de ses parois abruptes.
(Photo : André Laurenti)
Les fous à pattes bleues n'hésitent pas à nidifier au fond du cratère. (Photo : André Laurenti)
Les fous à pattes bleues n’hésitent pas à nidifier au fond du cratère.
(Photo : André Laurenti)
Vue panoramique sur la baie de Sullivan, l'isthme de Bartolomé au premier plan et l'île de San Salvador tout au fond. (Photo : André Laurenti)
Vue panoramique sur la baie de Sullivan, l’isthme de Bartolomé au premier plan et l’île de San Salvador tout au fond.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
L'isthme de Bartolomé et le Pinacle Rock. (Photo : André Laurenti)
L’isthme de Bartolomé et le Pinacle Rock.
(Photo : André Laurenti)
Les restes étranges d'un ancien volcan. (Photo : André Laurenti)
Les restes étranges d’un ancien volcan.
(Photo : André Laurenti)

Merveilleux et grandiose, il n’y a pas d’autres mots pour qualifier ce lieu naturel resté à l’état sauvage sans aucune trace de pollution, ni d’habitation. De là, la magie opère, d’autant plus quand le soleil fait ressortir les nuances des ocres de la roche. Ici, tout n’est que luxe, calme et volupté. Point de nuisances sonores. Juste une lointaine voix rauque d’un lion de mer mâle en plein ébat amoureux.
Nous retournons vers notre embarcation. Le guide nous conduit cette fois, sur la plage de l’isthme bordée de palétuviers à proximité du pinacle, un des sites le plus remarquable. Nous nous rapprochons du couple de lions de mer dont le mâle crie toujours. Sur les rochers, au pied du pinacle, une petite colonie insouciante dort paisiblement au soleil. Pendant ce temps sur les roches obscures des dizaines de crabes multicolores se déplacent au rythme du va-et-vient de l’océan.

(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Île Seymour Northe

Le 12 septembre, une dernière excursion nous mène cette fois sur l’île de Seymour Northe dont la superficie n’excède pas les 2 km2. Cette île sans relief reste inhabitée et protégée, elle est le lieu de nidification de nombreux oiseaux dont les frégates. Au cours de la parade nuptiale le malle gonfle son jabot rouge pour séduire la femelle. Appelée aussi vautour des mers, la frégate est incapable de se poser sur l’eau, aussi pour se nourrir elle n’hésite pas à subtiliser leur prise dans le bec des autres oiseaux.
Le 13 septembre, nous devons nous résigner à quitter cet archipel de rêves et ses beautés naturelles uniques au monde. Un taxi nous conduit au terminal terrestre « Desinfatigable ». Nous traversons une dernière fois l’île de Santa Cruz, et prenons le bac pour franchir le détroit d’Itabaca vers l’île de Baltra. Cette île formée par un plateau de basalte, est une ancienne base militaire américaine construite lors de la deuxième guerre mondiale pour protéger le canal de Panama, c’est là ou se trouve de nos jours l’aéroport. Nous décollons pour nous diriger vers Guayaquil, de là une longue remontée en bus nous conduira à Quito terme de ce voyage inoubliable.
Fabuleux laboratoire de la vie, les Galapagos ont su jusqu’ici conserver à l’image d’une bonne partie de l’Équateur, une nature brute et sauvage que l’homme doit respecter dans son pur état.

L'Iguane terrestre que l'on trouve en liberté sur l'île de Santa Cruz, peut atteindre 1,50 m de long. (Photo : André Laurenti)
L’Iguane terrestre que l’on trouve en liberté sur l’île de Santa Cruz, peut atteindre 1,50 m de long.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Iguanes marins, tous sont herbivores. (Photo : André Laurenti)
Iguanes marins, tous sont herbivores.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Frégate de l'île de Seymour Northe. (photo : André Laurenti)
Frégate de l’île de Seymour Northe.
(photo : André Laurenti)

Sources documentaires :

– Collin-Delavaud – le guide de l’Équateur et des îles Galapagos – Éditions la Manufacture

Remerciements :

A Olivier MERIC qui nous a concocté un délicieux programme sur les Galapagos,

Renseignements utiles :

L’agence « Chimboniño » créée par Olivier MERIC, un français vivant à Riobamba, propose des circuits variés et des itinéraires en fonction de vos passions. Le circuit de 6 jours proposé sur les Galapagos évite les incontournables croisières plus onéreuses et plus contraignantes.
Voici le site internet :
http://chimbonino.neuf.fr
Vous pouvez également contacter Olivier MERIC par courriel aux deux l’adresses suivantes :
chimbonino@neuf.fr
boulderdash@neuf.fr

El Tatio (Chili)

Excursion au départ de San Pedro de Atacama – août 2004

Nous partons de San Pedro de Atacama à 4 h 00 du matin pour le site d’El Tatio. Après environ 3 heures de piste nous arrivons enfin sur les lieux. En sortant du 4 x 4 la température est saisissante mais supportable en étant bien couvert.
Situé à 4 280 m d’altitude, ce véritable champ géothermique se trouve à proximité du volcan qui porte le même nom « El Tatio. De nombreux jets de vapeur sifflent un peu partout et rendent le paysage féerique. Les vapeurs sont plus denses le matin avant le lever du soleil, elles diminuent et même disparaissent dans la journée.

Le site géothermique d'El Tatio dans le nord du Chili à 4 280 m d'altitude. (Photo : André Laurenti)
Le site géothermique d’El Tatio dans le nord du Chili à 4 280 m d’altitude.
(Photo : André Laurenti)
Le site géothermique d'El Tatio dans le nord du Chili à 4280 m d'altitude. (Photo : André Laurenti)
Le volcanisme n’est pas uniquement des coulées de lave ou des explosions, il s’exprime différemment d’une manière aussi élégante pour le plaisir des yeux.
(Photo : André Laurenti)
De petits geysers animent ce site saisissant. (Photo : André Laurenti)
De petits geysers animent ce site saisissant.
(Photo : André Laurenti)
Les geysers n'ont rien de comparables avec ceux d'Islande ou du Yellowstone, ce qui n'enlève point leur charme. (Photo : André Laurenti)
Les geysers n’ont rien de comparables avec ceux d’Islande ou du Yellowstone, ce qui n’enlève point leur charme.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Sur ce district remarquable il a été recensé 85 solfatares, 62 sources chaudes et 40 geysers, bref le visiteur n’est pas déçu. Certes, les geysers plutôt mini n’ont rien de comparable avec ceux d’Islande ou du Yellowstone mais le site demeure grandiose, d’une pureté exceptionnelle, il déploie magnifiquement les multiples facettes du volcanisme. Je prends un réel plaisir à évoluer dans ce milieu à la recherche de la moindre expression photogénique.
Sur les terrasses de geysérite les eaux chaudes permettent le développement de petites algues et de bactéries qui se colorent en fonction des oxydes sécrétés.

Un petit évent entouré de geysérite. (Photo : André Laurenti)
Un petit évent entouré de geysérite.
(Photo : André Laurenti)
Détail de geysérite. (Photo : André Laurenti)
Détail de geysérite.
(Photo : André Laurenti)
L'écoulement des eaux chargées d'oxydes colorent les micros organismes qui s'y développent. (Photo : André Laurenti)
L’écoulement des eaux chargées d’oxydes colorent les micros organismes qui s’y développent.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Le cœur d'El Tatio. (Photo : André Laurenti)
Le cœur d’El Tatio.
(Photo : André Laurenti)

Parinacota et Pomerate (Chili)

Les volcans Parinacota (6 340 m) et Pomerate (6 280 m) septembre 2004

Depuis le village de Putre situé sur l’axe routier internationale CH 11 qui relie Arica à La Paz, nous ne sommes pas très loin du magnifique parc national Lauca crée en 1970 et classé réserve biologique Mondiale par l’UNESCO. Ce parc qui couvre une superficie de 138 000 hectares jouxte un second qui se trouve sur le territoire bolivien, le parc national Sajama crée en 1945, récemment agrandi et qui couvre 80 000 hectares environ. Nous profitons de cette proximité pour y faire quelques excursions.

Le volcan Parinacota. (Photo : André Laurenti)
Le volcan Parinacota.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Nous arrivons au bord du lac Chungará à 4 517 m d’altitude, le plus haut lac navigable au monde, entouré de marécages peu profonds (bofedales) qui constituent l’habitat d’une communauté unique d’animaux. Ce lac se situe au pied des volcans Pomerate et Parinacota surnommés « Las Payachatas », il s’est formé par une coulée de lave du Parinacota qui forma un barrage sur un cours d’eau.

Les volcans Pomerate et Parinacota. (Photo : André Laurenti)
Les volcans Pomerate et Parinacota.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

La llareta est une mousse dure comme de la pierre cette plante est protégée dans le Parc. Ailleurs, elle est utilisée pour ses vertus médicinales et également comme combustible, avec une combustion très lente.

Liareta une plante désormais protégée. (Photo : André Laurenti)
Liareta une plante désormais protégée.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Sur les rochers du coin de nombreuses viscaches se prélassent au soleil du matin. Ces petits animaux voisin du chinchila, sont relativement myopes, ce qui permet avec un zeste de patience de les approcher d’assez près.

La viscache voisin du chinchilla. (Photo : André Laurenti)
La viscache voisin du chinchilla.
(Photo : André Laurenti)
Des poules d'eau nichent dans les "bofedales". (Photo : André Laurenti)
Des poules d’eau nichent dans les « bofedales ».
(Photo : André Laurenti)

Nous nous rendons ensuite au petit village de Parinacota; très charmant avec ses murs blanchis à la chaux et sa pittoresque église.

La charmante petite église du village de Parinacota. (Photo : André Laurenti)
La charmante petite église du village de Parinacota.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Volcan Guallatiri (Chili)

Le Guallatiri et le salar de Surire – septembre 2004

Nous partons très tôt de Putre en 4 x 4 avec notre guide pour nous rendre au salar de Surire. Nous traversons la réserve du parc de Lauca, où se trouve le lac Chungara ( 4 570 m) plus haut lac navigable au monde dominé par les volcans Parinacota 6 340 m et Pomerape 6 280 m.
Au milieu de cette faune abondante et d’une flore étrange, une halte s’impose au village de Parinacota habité par des Aymaras.

Le village de Putre dominé par le Nevados de Putre (5 790 m d'altitude). (Photo : André Laurenti)
Le village de Putre dominé par le Nevados de Putre (5 790 m d’altitude).
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Nous bifurquons à droite peu après « Las Cuevas » et quittons la route pour une longue piste poussiéreuse empruntée par de nombreux camions chargés de borax. Tout au long du parcours les lamas, les vigognes, les nandous sans oublier les flamants roses évoluent au pied des volcans enneigés dans un paysage irréel. Nous faisons une halte dans le village de Guallatiri, un point de contrôle des passeports situé au pied du volcan actif qui porte le même nom et qui culmine à 6 063 m. Le Guallatiri a une activité fumerollienne permanente et se distingue par son petit panache de vapeur et de gaz bien visiblequi s’échappe d’un évent situé sur son côté méridional . Il est l’un des volcans les plus actifs du nord Chili, il est aussi le plus jeune d’un trio de stratovolcan, le cerro Acotango (6 050 m) et Capurata (5 990 m) faisant frontière avec la Bolivie, plus connu sous le nom de Nevados de Quimsachata. Le Guallatiri est situé plus à l’ouest, par rapport à ces deux derniers volcans, par conséquent soumis au courant du Pacifique ce qui l’empêche d’avoir un chapeau épais de glace permanent.

Village de Guallatiri situé au pied du volcan qui porte le même nom. (Photo : André Laurenti)
Village de Guallatiri situé au pied du volcan qui porte le même nom.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Volcan actif Guallatiri culmine à 6 063 m d'altitude. (Photo : André Laurenti)
Volcan actif Guallatiri culmine à 6 063 m d’altitude.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Après plus de 100 km de piste nous arrivons enfin sur les bords du Salar de Surire qui tient son nom de la présence de nandou une sorte d’autruche et qu’on appelle « suri » en dialecte aymara. Sur la rive nord du lac, on distingue des installation minières, les chiliens exploitent le sel, ils en extraient du borax. Il s’agit d’un minéral qui se présente sous forme de paillettes ou de poudre. Il est employé pour la décoration des porcelaines, la fabrication d’engrais, de savon, d’insecticides etc… On le retrouve aussi dans les composants électroniques ou le liquide de transmission. C’est également un fondant employé dans la fabrication de verres pour abaisser le point de fusion.

Les vigognes ne semblent pas farouches à notre approche. (Photo : André Laurenti)
Les vigognes ne semblent pas farouches à notre approche.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Les flamants roses du salar de Surire. (Photo : André Laurenti)
Les flamants roses du salar de Surire.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Salar d’Uyuni (Bolivie)

Le salar d’Uyuni : un lac de sel à 3800 m d’altitude – septembre 2004

Uyuni est une région particulière de la Bolivie d’une extrême beauté confrontée à des conditions climatiques particulièrement rudes. Uyuni est une ville dont les rues débouchent sur le néant, l’infini, un décor surnaturel au milieu de nulle part qui demeure à la fois fascinant et déroutant. La ville a été fondée en 1889 par le président bolivien Aniceto Arce. Sa population 11 000 habitants travaillent dans trois domaines : l’administration, l’extraction du sel et le tourisme.

En Bolivie on exploite encore le sel d'une manière rudimentaire. (Photo : André Laurenti)
En Bolivie on exploite encore le sel d’une manière rudimentaire.
(Photo : André Laurenti)
<center>(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

A proximité de la ville s’étend l’immense salar d’Uyuni une véritable mer blanche complètement figée, couvrant environ 12 100 km2 nettement plus grand que la Corse. Il s’agit de la plus grande croûte de sel de la planète, soit le double du Grand Lac salé des Etats Unis, il réuni la plus grande concentration de sel de la Bolivie. En été les pluies le recouvrent d’eau parfois suffisamment pour empêcher la traversée en véhicule. En revanche en hiver lorsqu’il est desséché le salar arbore une blancheur comme si c’était de la neige et il est magique de s’aventurer en véhicule pour se rendre à l’Isla de los Pescadores mais aussi vers le volcan Tunupa.
En parcourant le salar on y observe des multitudes d’hexagones dont les côtés sont formés par des cristaux de sel de 3 à 5 cm d’épaisseur. Ces prismes se forment par la lente évaporation de ce « lac résille ».

En s'asséchant le sel dessine des prismes qui se répètent à l'infini tels une résille. (Photo : André Laurenti)
En s’asséchant le sel dessine des prismes qui se répètent à l’infini tels une résille.
(Photo : André Laurenti)

Cette ancienne mer prise au piège par le soulèvement andin s’est élevée progressivement à 3 760 m. De 25 000 à 40 000 ans le lac Minchin recouvrait la partie sud-ouest de la Bolivie. Petit à petit en s’asséchant il laissa deux grands bassins les lacs Poopô, Uru Uru et deux vastes concentrations de sel, les salars d’Uyuni et de Coipasa.
Une partie des dépôts de sel proviennent des minéraux arrachés aux nombreux volcans et qui viennent s’accumuler au point le plus bas.
Je me suis déjà rendu sur le salar il y a une vingtaine d’années, les conditions d’extraction à Colchani n’ont pas du tout changé. Les « campesinos » travaillent avec des pics et des pelles, puis rassemblent le tout sous forme de petits cônes réguliers. La production annuelle du site est estimée à 19 700 tonnes destinée à la consommation humaine.

Depuis l'isla de los Pescadores, on embrasse un panorama époustouflant. (Photo : André Laurenti)
Depuis l’isla de los Pescadores, on embrasse un panorama époustouflant.
(Photo : André Laurenti)
Sur l'immense salar, un hôtel tout en sel a été construit. A l'intérieur le mobilier est également en sel. Les mauvaises langues vous diront que même l'addition est salée. (Photo : André Laurenti)
Sur l’immense salar, un hôtel tout en sel a été construit. A l’intérieur le mobilier est également en sel. Les mauvaises langues vous diront que même l’addition est salée.
(Photo : André Laurenti)
A 3 800 m d'altitude, perdu au milieu de nulle part, à quoi peut-on songer ? (Photo : Martine Hennebuisse)
A 3 800 m d’altitude, perdu au milieu de nulle part, à quoi peut-on songer ?
(Photo : Martine Hennebuisse)
La surprenante ville d'Uyuni. (Photo : André Laurenti)
La surprenante ville d’Uyuni.
(Photo : André Laurenti)