Paréidolie volcanique

La paréidolie (du grec ancien para, « à côté de », et eidôlon, diminutif d’eidos, « apparence, forme »), est l’illusion de percevoir des formes humaines ou animales à partir d’objets divers ou d’éléments naturels d’un paysage.
Chacun d’entre-vous a déjà eu l’occasion de deviner des silhouettes, des visages, des formes déjà connues qui ont une signification.
Les paysages volcaniques en perpétuelle transformation, sont riches en formes familières et fantastiques, les exemples ne manquent pas. Je prends souvent du plaisir à arpenter ces terrains parfois hostiles, à la recherche du moindre phénomène aléatoire. Suivant l’heure de la journée, les jeux de la lumière et des ombres peuvent révéler des formes éphémères connues dont on ajoutera un zeste d’imagination, afin de donner un sens. L’orientation du sujet a également son importance, selon où l’on se place, on peut soudain voir apparaître une créature fantastique.
Certains lieux, ou roches sont même devenus célèbres, comme par exemple la « vallée des Monstres » sur Vulcano dans l’archipel des îles Eoliennes (Italie), « la rose de pierre » à Tenerife, ou « l’arbre de pierre » sur l’altiplano bolivien.

« L’ours de Vulcanelo » – Valle dei Mostri – île de Volcano (Italie)
(Photo : André Laurenti)
« Le dahu » – Valle dei Mostri – île de Vulcano (Italie)
(Photo : André Laurenti
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« Le gardien du volcan » – Etna (Italie)
(Photo : André Laurenti)
« Le cœur d’El Tatio » – site hydrothermal à 4280 m d’altitude dans le nord du Chili
(Photo : André Laurenti)
« L’indicateur » – Tenerife (archipel des Canaries)
(Photo : André Laurenti)
« Le Diablotin » – Tenerife (archipel des Canaries)
(Photo : André Laurenti)
« Piedra Rosa » – Tenerife (archipel des Canaries)
(Photo : André Laurenti)

Quand on randonne sur l’Etna, il n’est pas rare qu’un chien errant vous accompagne, mais de là, à voir surgir soudain sa tête dans une éruption?

« Testa di Cane » – éruption phréato-magmatique de 2001 de l’Etna (Italie)
(Photo : André Laurenti)

Sur les bouleaux de l’Etna, à défaut de cœurs gravés, les écorces portent fièrement des « tatouages » naturels bien particuliers. S’agit-il d’une stratégie collective d’appartenance ? d’une vénération en vers leur hôte tolérant ? ou tout simplement, une poésie de la nature. Cette silhouette de volcan admirablement représentée, relève d’un nouveau talent naturel, le « Tree Art ».

« Tree Art 1 »écorce de bouleau sur l’Etna (Italie)
(Photo : André Laurenti)
« Tree Art 2 » – écorce de bouleau sur l’Etna (Italie)
(Photo : André Laurenti)

Dans les Andes boliviennes, des paysages semblent sortir de l’imagination de Salvador Dalí. L’endroit porte d’ailleurs le nom de désert Dali.

« Arbol de Piedra » – à 4750 m d’altitude sur l’altiplano bolivien
(Photo : André Laurenti)

Dans les méandres de la Belham River sur l’île de Montserrat, les lahars (coulées de boue) provenant de l’éruption de la Soufrière Hills, ont tout détruit en aval, déposant roches et bois morts.

« Scrat l’écureuil » – Soufrière Hills de Montserrat
(Photo : André Laurenti)

Sur l’île volcanique de Tenerife, au phare de Teno, les euphorbes prennent des allures de personnages de bandes dessinées. Bienvenue dans le monde des euphorbiens !

« Bécassine » – Tenerife (archipel Canaries)
(Photo : André Laurenti)
« Lapinou » – Lanzarote (archipel des Canaries)
(Photo : André Laurenti)
« Équilibre » – Tassili n’Ajer (Algérie)
(Photo : André Laurenti)
« Tortue etnaenne » – Etna (Italie)
(Photo : André Laurenti)

Il ne s’agit pas d’un morceau de lonzo, mais plutôt un fût d’arbre pétrifié au milieu de dépôts clairs dans le parc national de « Petrified Forest » en Arizona (U.S.A.).

« Lonzo maison » – Arizona (U.S.A.)
(Photo : André Laurenti)

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