Hawaii (Etats Unis)

Cap sur Hawaii

Décembre 1999 – janvier 2000

Récit de : André Laurenti – voyage effectué avec « Aventure et Volcans »

L’archipel d’Hawaii représente le cinquantième état des États Unis et le plus méridional. Il se situe à 3 900 km au sud-ouest de San Francisco en plein océan Pacifique. Comportant plus de 120 îles, elles sont à 100% d’origine volcanique, elles évoluent selon la théorie des points chauds.
On a l’habitude de voir se former les volcans sur les frontières de plaques, dans des zones de subduction, ou bien sur des dorsales ou encore sur des zones de rift. C’est ce qu’on appelle le volcanisme interplaque. Hawaii c’est différent, on a à faire à un volcanisme original qui se manifeste au centre d’une plaque, c’est un volcanisme intraplaque qu’on appelle points chauds ou « hot spot ». Les îles Hawaii font toute partie d’une immense chaîne de volcans qui a débuté dans la fosse du Kamtchatka et s’étire sur plus de 6 000 km. Ce gigantesque chapelet comprend la chaîne Hawaii longue de 3 500 km et la chaîne des îles Empereur 2 500 km. Il a fallu plus de 70 MA pour ériger cet archipel. Pendant les 22 premiers millions d’années la chaîne des îles Empereur s’est formée selon une direction Nord – Sud. Un changement de direction est visible à partir de 45 MA. Les îles s’alignent désormais suivant un axe Sud-Est Nord-Ouest. Cette usine à volcans poursuit son travail, le tout dernier s’appelle le Loihi, il est encore sous-marin à – 925 m.

(Carte réalisée par : André Laurenti)
(Carte réalisée par : André Laurenti)

Actuellement, il est admis que ces points chauds ont leur source à une profondeur d’environ 2 900 km. Cette alimentation fixe perfore comme un chalumeaux la croûte terrestre qui dérive vers le nord-ouest, entraînant dans le temps tout le chapelet d’îles. Ainsi le volcan qui s’éloigne du point chaud sera définitivement déconnecté et cessera donc son activité. Pour l’heure, seule « Big Island » possède une activité volcanique. Elle se concentre au sud-ouest de la ville principale d’Hilo. Quant au tout dernier rejeton, le Loihi pas encore visible, il est très proche de la grande île. Une fois sortie de l’eau, il grandira comme les autres et probablement viendra se souder à « Big Island ».

Avec le traditionnel collier de fleurs autour du cou et les voitures à rallonge, on baigne tout de suite dans l'ambiance. (Photo : André Laurenti)
Avec le traditionnel collier de fleurs autour du cou et les voitures à rallonge, on baigne tout de suite dans l’ambiance.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Honolulu une capitale cosmopolite et touristique
(Photo : André Laurenti)

Hawaii… un nom qui fait rêver, une destination mythique surtout pour les amateurs de surf et de vagues géantes.
Après vingt heures de vol depuis l’hexagone via Los Angeles, l’arrivée dans la nuit moite à l’aéroport d’Honolulu sur l’île d’Oahu « l’île capitale », est déjà une promesse de bonheur. Avec le traditionnel collier de fleurs autour du cou et les voitures à rallonge, on baigne tout de suite dans l’ambiance. Honolulu est en quelque sorte la vitrine de l’Hawaii moderne, une capitale cosmopolite et touristique, une forêt de buildings face aux plages de Waikiki. Pourtant, cette célèbre plage n’est pas la plus belle, ni la plus surprenante.

Honolulu est en quelque sorte la vitrine de l'Hawaii moderne. (Photo : André Laurenti)
Honolulu est en quelque sorte la vitrine de l’Hawaii moderne.
(Photo : André Laurenti)
A l'est d'Honolulu, le volcan "Diamond head" tête de diamant. Il offre depuis son sommet un magnifique panorama sur Waikiki et la côte sud d'Oahu. (Photo : André Laurenti)
A l’est d’Honolulu, le volcan « Diamond head » tête de diamant. Il offre depuis son sommet un magnifique panorama sur Waikiki et la côte sud d’Oahu.
(Photo : André Laurenti)
Hawaii est avant tout le pays du surf. (Photo : André Laurenti)
Hawaii est avant tout le pays du surf.
(Photo : André Laurenti)

Pour ma part, j’ai un penchant pour la plus grande des îles, Big island appelée aussi l’île aux orchidées. Elle est à elle seule, un sanctuaire où la nature en action s’offre dans toute son authenticité, au regard des passionnés. Elle est peu touchée par le tourisme, ce qui constitue déjà un atout majeur, elle est recouverte en partie d’une végétation luxuriante et pour couronner le tout, c’est elle qui a le privilège de concentrer l’activité volcanique de tout l’archipel, un véritable paradis pour les volcanophiles.

Sur la côte ouest de Big Island, les vestiges d'un ancien cratère s'ouvre vers le Pacifique, la plage d'un aspect verdâtre est constellée d'olivine. (Photo : André Laurenti)
Sur la côte ouest de Big Island, les vestiges d’un ancien cratère s’ouvre vers le Pacifique, la plage d’un aspect verdâtre est constellée d’olivine.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

A vingt minutes de vol d’Honolulu l’avion se pose sur la piste de l’aéroport d’Hilo, la ville principale située sur la côte est de Big Island. Enchâssée dans sa baie, la ville est protégée des colères du Pacifique par de puissantes digues érigées à la suite d’un tsunami dévastateur le 1er avril 1946. Sur cette île, l’homme n’est pas maître, il est simplement toléré par la Déesse Pelé (déesse du Feu). Pour certaines communautés de l’île, cette divinité est bien plus qu’un mythe. Les légendes la décrivent comme une femme tantôt jeune et belle, tantôt très laide. Mais au travers des différentes représentations et des œuvres d’art que l’on peut découvrir, la beauté semble l’emporter. Son doux visage apparaît et ses cheveux se mêlent au flot de lave impétueux.
Autour de la ville, une forêt dense et verdoyante apporte fraîcheur et luxuriance. On y trouve de nombreuses espèces comme : l’arbre des voyageurs, le coconuts et les énormes banians.

Tunnel de lave. (Photo : André Laurenti)
Tunnel de lave.
(Photo : André Laurenti)

Mauna Kea

A l’ouest, au dessus de la cité trône un géant, le volcan Mauna Kea, qui veut dire la montagne blanche. Le Mauna Kea avec son voisin immédiat le Mauna Loa représentent les plus hauts sommets de la planète (on parle ici de hauteur et non d’altitude). Ils se sont édifiés tous les deux sur le socle à environ 5 000 m de profondeur et émergent à 4 230 m au dessus du niveau de l’océan. Ces majestueux colosses du Pacifique dépassent donc les 9 000 m de hauteur auxquels il faut encore ajouter environ 8 000 m d’édifice qui s’enfoncent sous son propre poids à l’intérieur de la plaque Pacifique. On imagine difficilement les quantités de matériaux qui ont été éjectés et qui ont permis d’édifier de pareils géants. Le relief de ces appareils appelés « volcan bouclier » se caractérise par de faibles pentes (6° à 10° environ), générées par des sortes d’hémorragies successives de lave extrêmement fluide qui s’écoule sur les flancs, plutôt que par des projections de bombes qui ont tendance à former des cônes aux parois plus raides.

Au dessus de la ville d'Hilo trône un géant, le volcan Mauna Kea, qui veut dire la montagne blanche. (Photo : André Laurenti)
Au dessus de la ville d’Hilo trône un géant, le volcan Mauna Kea, qui veut dire la montagne blanche.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Les Hawaïens ont longtemps hésiter à s’aventurer sur le Mauna Kea, car une légende raconte que les dieux qui l’habitent changent tous les intrus en pierre. Malgré cela, au sommet, l’air est pur et offre un site idéal pour l’observation du ciel. De nombreux observatoires ont ainsi été édifiés tout en haut de ce volcan définitivement éteint (sa dernière éruption remonte à 3 500 ans). Quelques uns des télescopes les plus précis et parmi les plus puissants du monde dont le télescope Keck d’un diamètre de 10 mètres, y ont été installés et sont visibles de loin.
Entre le Mauna Kea et le Mauna Loa s’étend un vaste plateau aride, le Pohakuloa, il est traversé par une route qui relie Waimea à Hilo.

(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Mauna Loa

Si une belle route permet d’atteindre facilement le Mauna Kea, ce n’est pas le cas pour se rendre sur le Mauna Loa qui reste malgré tout un volcan actif. Nous établirons notre campement à 3 400 mètres d’altitude, il n’est pas aisé de trouver dans cet univers minéral, un sol confortable pour planter sa tente. Ici les confortables matelas herbeux ne font pas partie du paysage.
Le lendemain nous atteignons le sommet. Une immense caldeira ovale longue de 5 km par 2.5 km de large s’étend devant nous, la dernière éruption date seulement de 1984.

Appareil de surveillance placé sur le Mauna Loa, au loin on remarque le Mauna Kea avec sa forme caractéristique des volcans bouclier. (Photo : André Laurenti)
Appareil de surveillance placé sur le Mauna Loa, au loin on remarque le Mauna Kea avec sa forme caractéristique des volcans bouclier.
(Photo : André Laurenti)
On devine les coupoles tout en haut du Mauna Kea. (Photo : André Laurenti)
On devine les coupoles tout en haut du Mauna Kea.
(Photo : André Laurenti)
Un étrange enchevêtrement de lave. (Photo : André Laurenti)
Un étrange enchevêtrement de lave.
(Photo : André Laurenti)

Pu’u’o’o

A des altitudes plus raisonnables nous nous sommes rendus au pied du volcan Pu’u’O’o. Au bout de 4 h de marche d’approche dans une forêt humide, sur un sol parfois boueux et glissant, nous atteignons la limite entre la végétation luxuriante et les champs de lave. Le campement sera installé en lisière de forêt.
Sur ces étendues nues et arides de lave refroidie, la vie pourtant tenace, peine à se développer. Le terrain est plus propice sur les volcans explosifs dont les cendres généreuses constituent un véritable « pot belge » pour la végétation. Dans le cas présent, les laves fluides ont tendance à « bétonner » le sol. Il faudra attendre plusieurs décennies pour que la nature reprenne le dessus de cet environnement agressif.

Quelques fougères commencent à coloniser cet environnement agressif. (Photo : André Laurenti)
Quelques fougères commencent à coloniser cet environnement agressif.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Afin d’échapper à la vigilance des rangers, nous prévoyons de faire l’ascension du Pu’u’O’o en fin de journée. Dans cette plaine envahie par la lave coupante comme du verre et jonchée de bois mort, le terrain est extrêmement chaotique. Pour retrouver notre chemin, nous prenons le soin de baliser l’itinéraire à l’aide de petites lampes clignotantes. En l’absence de relief, Yasmin prend soin d’attacher les balises au bout de tiges de bois qu’il choisit. Pour évoluer sur ces champs de lave, la prudence est recommandée, il ne faut surtout pas courir. Constituée par couches successives la présence de vide rend le sol très instable. Sans arrêt, les dalles s’effondrent sous notre propre poids comme sur une couche de neige croûtée, sauf que les bords sont très coupants. Plusieurs mètres carrés peuvent subitement s’affaisser de cinquante centimètres et parfois plus.

En l'absence de relief, Yasmin prend soin d'attacher les balises au bout de tiges de bois qui nous guideront lors de notre retour de nuit. (Photo : André Laurenti)
En l’absence de relief, Yasmin prend soin d’attacher les balises au bout de tiges de bois qui nous guideront lors de notre retour de nuit.
(Photo : André Laurenti)

Dès que nous atteignons les pentes du volcan, le sol est différent et possède une meilleure portance, la progression devient plus rapide. Par endroit, des coulées prennent curieusement un aspect cartonné et offre agréablement souplesse et confort.
Le Pu’u’O’o à la particularité de posséder parfois dans son cratère, un lac de lave. Des heures d’observations nous ont permis d’apercevoir malgré un dégazage important, des incandescences au pied des parois, mais pas de lac.

Les laves fluides ont tendance à "bétonner" le sol. Il faudra plusieurs décennies pour que la nature reprenne le dessus. (Photo : André Laurenti)
Les laves fluides ont tendance à « bétonner » le sol. Il faudra plusieurs décennies pour que la nature reprenne le dessus.
(Photo : André Laurenti)
On distingue le panache du volcan Pu'u'O'o. (Photo : André Laurenti)
On distingue le panache du volcan Pu’u’O’o.
(Photo : André Laurenti)
Il est difficile de progresser dans cette débacle de blocs de lave. (Photo : André Laurenti)
Il est difficile de progresser dans cette débacle de blocs de lave.
(Photo : André Laurenti)

Une petite brise rabat soudain le nuage de gaz sur le groupe. Je sens par intermittence la tiédeur du nuage de gaz et la fraîcheur humide du brouillard qui commence à s’installer. Vers deux heures du matin nous entamons le retour vers le campement. Cependant, l’épaisseur du brouillard empêche de distinguer le balisage, chacun scrute dans une direction à la recherche d’une lueur, mais en vain. Nous nous asseyons et attendons que les vapeurs se dissipent. Soudain, Yasmin s’écrit, « c’est dans cette direction ». Le groupe se remet en marche et petit à petit nous récupérons les lampes et arrivons enfin au campement.

La cratère Halema'uma'u, la maison du feu éternel. (Photo : André Laurenti)
La cratère Halema’uma’u, la maison du feu éternel.
(Photo : André Laurenti)

Sur les coulées du Kilauea

Mais le summum de ce voyage à Hawaii a été le réveillon de Noël sur les coulées de lave du Kilauea. Sur la route de Kalapana nous prenons le temps d’observer les « Lava street », vestige d’une forêt dont les arbres ont été pétrifiés dans la lave. Les coulées extrêmement fluides ont enrobé de basalte les fûts, progressivement le bois prisonnier s’est consumé laissant un vide à l’intérieur. Le niveau de la coulée comme une rivière en crue, a ensuite baissé, laissant émerger les troncs transformés en statues de pierre.

Aiguilles de soufre à proximité du Kilauea. (Photo : André Laurenti)
Aiguilles de soufre à proximité du Kilauea.
(Photo : André Laurenti)
Les vestiges d'une forêt dont les arbres ont été pétrifiés, moulés dans la lave. (Photo : André Laurenti)
Les vestiges d’une forêt dont les arbres ont été pétrifiés,
moulés dans la lave.
(Photo : André Laurenti)

Nous arrivons enfin au point de départ du chemin qui nous mènera jusqu’aux coulées du Kilauea. Ce volcan en activité permanente depuis 1983, comprend une grande caldeira elliptique de 5,5 km de long par 3,2 km de large à l’intérieur de laquelle se trouve le pit cratère appelé Halemaumau, la maison de la déesse Pelé.
Il faudra compter huit heures de marche aller retour pour gagner ce dont on a tant désiré et ce sera sans regret.
Nous avons pris le soin d’ajouter quelques gourmandises bien françaises à nos rations. Elles prennent une saveur incomparable à l’endroit où nous nous trouvons.
Foi gras, Sauternes, terrine de Provence pour le palais, et draperies incandescentes de lave pour le plaisir des yeux.
Bref, l’annonce d’un troisième millénaire en pleine surchauffe et cela en valait la peine.

Nous passerons les réveillons de Noël et du jour de l'an à contempler les oeuvres de la déesse Pelé, la déesse du feu. (Photo : André Laurenti)
Nous passerons les réveillons de Noël et du jour de l’an à contempler les oeuvres de la déesse Pelé, la déesse du feu.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Tortue de lave. (Photo : André Laurenti)
Tortue de lave.
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Pour le réveillon du jour de l’an rebelotte, plus de dix heures de marche permettent d’évoluer sur les champs de lave encore rougeoyante en dessous. A travers les fractures des dalles de lave Pahoehoe j’aperçois l’incandescence. Je pense aussitôt aux conséquences si le plancher sur lequel nous nous trouvions s’effondrait. Mais pas le temps de songer à cela, ni de s’attarder et encore moins de faire du surplace, car nous sommes alertés par une odeur de caoutchouc brûlé, en effet, les semelles des chaussures commencent à fondre. Maintenant nous sommes là, il faut gérer les imprévus et aller au plus vite et surtout rester extrêmement vigilant. Dans ce milieu, on est très vite déshydraté, les trois litres d’eau transportés dans le sac à dos seront nécessaires pour affronter la chaleur climatique, ajouter à celle du sol.
Vers minuit cinq, sous les sirènes d’un bateau de croisière qui s’était positionné au large pour admirer le spectacle (de loin), la déesse Pelé se manifeste pour nous offrir le spectacle inoubliable d’une coulée impressionnante. Un véritable torrent de lave surgit soudain devant nous, d’une extrême fluidité. Après tout comment pourrait-on expliquer des phénomènes éruptifs aussi démesurés autrement que par les caprices d’une déesse, d’une divinité redoutée symbole de la jeunesse et de la beauté.

(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Une fois de plus il ne faut pas rompre avec les bonnes habitudes, pour ce remettre des émotions foie gras, Sauternes, mais aussi des saucisses et des côtelettes rôtis sur la lave, quel luxe ! Une merveille pour régaler le palais et surtout un cadre unique qu’aucun restaurant au monde ne vous propose.

Le front en mouvement d'une coulée se dessine sous la forme de doigts de lave. (Photo : André Laurenti)
Le front en mouvement d’une coulée se dessine sous la forme de doigts de lave.
(Photo : André Laurenti)
Une coulée a gagné la forêt humide qui finit par se dessécher et s'embraser comme un fétu de paille. (Photo : André Laurenti)
Une coulée a gagné la forêt humide qui finit par se dessécher et s’embraser comme un fétu de paille.
(Photo : André Laurenti)
Coulée de lave de type Pahoehoe, un terme hawaiien qui signifie satiné. Elle est caractérisée par une surface lisse, vitreuse, extrêmement coupante, prenant des formes de draperies... (Photo : André Laurenti)
Coulée de lave de type Pahoehoe, un terme hawaiien qui signifie satiné. Elle est caractérisée par une surface lisse, vitreuse, extrêmement coupante, prenant des formes de draperies…
(Photo : André Laurenti)
ou bien comme ici des laves cordées. (Photo : André Laurenti)
ou bien comme ici des laves cordées.
(Photo : André Laurenti)

L’Haleakala

Nous changeons d’île pour se rendre sur celle de Maui célèbre pour le surf. Nous atteignons le petite ville de Lahaina qui signifie « soleil cruel ». Bien entendu, on ne peut pas évoquer Hawaïi sans penser au surf et aux vagues géantes. Sur l’île de Maui se déroulent des compétitions importantes.
L’Haléakala est le nom que l’on donne au volcan situé à l’est de Maui et dont le nom signifie « la maison du soleil ». Cet appareil s’inscrit dans un grand parc national qui porte son nom. Ce vaste volcan, couvre une superficie de 1 470 km2 et culmine à 3 055 m d’altitude. Une route monte en lacets jusqu’au sommet. En arrivant, à droite se trouve le Puu Ulaula, la colline rouge qui abrite un observatoire construit par la Nasa. A gauche s’ouvre le cratère sommital de l’Haléakala, une grande dépression maintes fois remodelée de 3,5 à 12 km et profond de 860 m. Nous y descendons en compagnie de Yasmin. Au passage nous découvrons un petit cône volcanique appelé le Ka Lu’uoka’oo. Ce volcan a commencé à s’édifier il y a 1,5 à 2 MA et sa croissance a duré quelques 600 000 ans. La dernière éruption de l’Haléakala remonte à 1790, mais il n’est pas dit qu’il n’est pas un sursaut d’humeur dans les prochains siècles.

(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
Le petit cône volcanique appelé le Ka Lu'uoka'oo. (Photo : André Laurenti)
Le petit cône volcanique appelé le Ka Lu’uoka’oo.
(Photo : André Laurenti)
L'immense caldeira de l'Haleakala sur l'île de Maui. (Photo ; André Laurenti)
L’immense caldeira de l’Haleakala sur l’île de Maui.
(Photo ; André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)
(Photo : André Laurenti)

Cette dépression est l’un des rares sites de l’archipel dont l’écosystème n’a pas été bouleversé par l’introduction d’espèces animales et végétales étrangères. C’est le paradis d’une plante appelée « les sabres d’argent ». Cette espèce endémique peut atteindre 2,40 m et fait partie de la famille des tournesols. La croissance de cette plante prend de cinq à vingt ans. Elle fleurit ensuite une seule fois entre juin et octobre puis elle meurt. Cette plante a failli disparaître, victime de la voracité des chèvres. Aujourd’hui sauvé, c’est la fleur emblématique d’Hawaii.

Le caldeira de l'Haleakala est le paradis d'une plante appelée "les sabres d'argent". (Photo ; André Laurenti)
Le caldeira de l’Haleakala est le paradis d’une plante appelée « les sabres d’argent ».
(Photo : André Laurenti)

Une réflexion au sujet de « Hawaii (Etats Unis) »

  1. Bonjour !

    Tout d’abord supers photos !
    Nous allons a Hawaï pour Noel aussi et je me demandais comment accéder aux coulées et aux champs de lave seule?
    En ce moment ça coule pas mal mais je ne sais pas si il y a accès ou si il y a seulement en bateau ou hélico.

    Je lis tellement de choses que je me noies sous les infos !
    Merci pour vos infos !

    Elodie

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